5 Astuces pour mieux mémoriser une poésie.

Apprendre une poésie peut paraître très facile pour certains enfants ; à peine l’ont-ils entendue 2 ou 3 fois qu’ils la connaissent par coeur et sont capables de la redire à n’importe quel moment ou n’importe où ! Cependant, pour d’autres enfants, c’est compliqué et nous, parents, pouvons être désemparés face à cette tâche ardue.

Je me souviens de ma dernière fille qui était en CP et qui était incapable d’apprendre une poésie, pourtant adaptée aux enfants de 6 ans, donc pas trop longue et avec un vocabulaire assez simple. L’enseignante donnait le poème une semaine à l’avance ; nous avions donc plusieurs jours !!!

Même avec tous ces paramètres, l’exercice demeurait un vrai challenge !

poéme pour enfant

Nous avons essayé une multitude de méthodes et d’astuces pour l’aider, en tentant de nous adapter à notre mode de fonctionnement. Elle est très kinesthésique, c’est à dire qu’elle a besoin que les apprentissages passent par son corps, soit en bougeant, soit en jouant la scène. Bien sûr, il ne s’agit pas d’imposer une méthode d’apprentissage, mais d‘essayer avec son enfant de trouver ce qui lui correspond le plus en utilisant les 5 sens au maximum !

Voici 5 astuces pour faciliter la mémorisation, pour ” mettre dans sa tête” en variant les façons d’apprendre.

1 Utiliser la vue :

  • certains enfants ont besoin de repères visuels :
    • des mots mis en couleurs, le titre souligné, la majuscule du premier mot colorée, voir le dessin de la poésie, faire une carte mentale de la poésie. Je me souviens en avoir construite une avec un petit garçon en CP, cela l’avait grandement aidé. Sa poésie parlait des 12 mois de l’année et il avait réalisé un dessin qui caractérisait le plus chacun. Magique !!!

 

2 Passer par l’ouïe : 

  • d’autres enfants auront besoin d’entendre leur propre voix pour mémoriser, ils répètent le texte à haute voix. Ou bien d’écouter la vôtre qui lui redit souvent le texte. Si l’enfant est plus grand ou se débrouille bien avec un enregistreur, style MP3 ou iPod, il peut s’enregistrer et se réécouter avant de fois que nécessaire. Il peut jouer avec le volume sonore de l’appareil : il écoute le début, puis baisse le son complètement et continue de réciter ; en cas d’oubli, il remonte le son.

 

3 Utiliser le mouvement : 

  • De plus en plus d’enfants éprouvent la nécessité de bouger pendant qu’ils apprennent. Par exemple, pas plus tard que tout à l’heure, ma fille âgée de 13 ans m’a dit : ” ah, bon, pour réciter ma leçon,  je me lève et je vais tourner autour de la table ( familiale qui est très grande)”. Tout en malaxant un morceau de pâte à modeler…
  • Bouger les aide à se concentrer, l’enfant sait ce dont il a besoin ; lui faire confiance en l’autorisant à se déplacer est le plus belle preuve d’amour et de responsabilisation qu’on peut lui donner.
  • L’enfant peut aussi s’asseoir mais sur un gros ballon, qui lui permet de travailler son équilibre un moment. Ensuite, souvent il s’arrête pour changer d’assise ou de position. Attacher un élastique large autour des 2 pieds avant d’une chaise lui permet également de pouvoir balancer ses jambes, ce qui favorise son attention et donc ses capacités de mémorisation.
  • Si le parent raconte l’histoire de la poésie, l’enfant peut trouver à mimer les différentes scènes ; donc associer des gestes aux mots. Cela rend la poésie plus vivante et l’aide à se souvenir des différentes étapes ou actions.

A l’école, il sera judicieux de prévenir l’enseignant que l’enfant a mimé la poésie et donc qu’il bouge, marche ou tourne, afin qu’il ne soit pas pénalisé ou déstabilisé s’il ne pouvait pas le faire.

4 Pour réciter efficacement, aider l’enfant à se mettre en projet :

  • Avant même de commencer à apprendre, inviter l’enfant à s’imaginer dire le poème devant ses camarades et son enseignant, visualiser l’endroit où il sera. 
  • Puis, quand l’enfant se sent prêt, c’est à dire qu’il a conscience d’avoir bien mémorisé le poème, jouer la scène en récitant le poème comme si c’était devant sa classe !
  • L’enfant peut aussi la ressentir, c’est à dire comment cela fait à l’intérieur de lui, s’il ressent des odeurs (selon le thème de la poésie), ou bien de la chaleur, de l’humidité, du froid… Passer par les sensations corporelles est un excellent exercice qui favorise l’intériorisation.

 

5 Se donner du temps :

  • Certains enfants ont besoin de temps. Il est nécessaire de les accompagner en les aidant à planifier leur apprentissage. Si la poésie est longue, la découper en petites parties dont on répartit la mémorisation  sur plusieurs jours.
  • Puis révise en assemblant les petites parties régulièrement, à différents moments de la journée ( le matin avant de partir à l’école, juste après le goûter ou le soir avant de dormir).
  • Enfin réciter le poème entièrement !

 

Evidemment, plusieurs facteurs influent sur la mémorisation :

  • le pourquoi j’apprends cette poésie. ( la réponse ou l’explication n’est pas toujours facile mais l’enfant apprend à mettre du sens sur ce qui lui est demandé).
  • le contexte émotionnel et affectif : ne pas imposer ce moment à l’enfant mais décider avec lui quel est le moment le plus favorable, le noter dans son cahier de texte ou son agenda, ou une poutre du temps, le planning de sa semaine s’il est plus jeune. S’y tenir : lui expliquer que c’est son engagement et qu’il ne peut pas y renoncer. Si l’apprentissage est conflictuel avec le parent, déléguer à un grand frère ou grande soeur, un grand-parent, un voisin…
  • le sommeil, si important dans la mise en mémoire et l’attention. Les apprentissages de la journée sont “rejoués ” et consolidés par le cerveau pendant le sommeil.

 

J’espère que cet article vous aura apporter des pistes concrètes pour aider votre enfant dans l’apprentissage de ses poésies.

Si vous avez des questions, des précisions que vous souhaitez avoir, laissez-moi un commentaire ci-dessous, je vous répondrai avec plaisir .

A très vite de vous lire ….

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